Les Néo-Brunswickois veulent que la province respecte son engagement en ce qui concerne les aires protégées

Un nouveau sondage révèle que la majorité des Néo-Brunswickois ont à cœur la protection de la nature et que leur nombre est à la hausse
Feb 15, 2022
Les Néo-Brunswickois apprécient la protection de la nature, en particulier l'habitat d'eau froide pour le saumon et la truite. Photo Tom Cheney/ASF
FREDERICTON - Un sondage d’environ 300 Néo-Brunswickois mené par Oraclepoll Research au nom de la Fédération du saumon atlantique, la Société pour la nature et les parcs du Canada - Section du Nouveau-Brunswick et le Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick révèle que les Néo-Brunswickois sont fortement en faveur de la création de nouvelles aires protégées dans la province.

En 2019, les dirigeants du Nouveau-Brunswick ont promis d’ajouter 400 000 hectares de nouvelles terres protégées dans la province d’ici la fin de 2020. Plus d’un an après avoir dépassé cette date limite, aucune nouvelle aire ne jouit d’une protection formelle.

Selon le sondage, 90 % des Néo-Brunswickois veulent que les dirigeants de la province respectent leur engagement en 2022 et ne s’arrêtent pas là. Près de 8 répondants sur 10 (78 %) veulent que le Nouveau-Brunswick égale l’engagement fédéral d’avoir 25 % des terres protégées d’ici 2025. Il s’agit d’une hausse de 10 % comparativement aux résultats d’un sondage similaire mené en 2019.

« Protéger les forêts et l’eau douce est une solution qui nous permettra de nous prémunir contre le changement climatique et la perte d’habitat. Il s’agit de la mesure la plus concrète que nous puissions prendre pour nous assurer que les générations futures de Néo-Brunswickois pourront profiter de la nature sauvage dans cette province », affirme Bill Taylor, président de la Fédération du saumon atlantique.

Le sondage a également demandé aux Néo-Brunswickois ce qu’étaient leurs principales préoccupations au sujet de l’état des forêts de la province. Les trois réponses spontanées étaient l’exploitation forestière, les coupes à blanc et le manque de protection.

« Cette province est l’une des plus rurales du pays, et les Néo-Brunswickois sont chaque jour confrontés à la réalité des pratiques forestières industrielles, ajoute Lois Corbett, directrice générale du Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick. Il est clair que les gens aiment la nature et veulent qu’elle soit protégée. »

L’initiative Patrimoine naturel du Nouveau-Brunswick prévoit la création d’un nouveau parc le long de la rivière Restigouche. Ce projet fait l’objet de discussions depuis 2010. Selon le sondage, 82 % des répondants aimeraient que ce parc devienne réalité.

« Il ne fait aucun doute que le public est fortement en faveur de la protection de nos terres et rivières et du renforcement des liens qu’ils entretiennent avec la nature sauvage. Il est grand temps de passer de zones mises en candidature en vue de leur protection à des zones bénéficiant d’une protection véritable », poursuit Roberta Clowater, directrice générale de la Société pour la nature et les parcs du Canada – section du Nouveau-Brunswick.

Le sondage a été mené du 3 au 5 février 2022.
Renseignements :

Abby Pond - FSA
apond@asf.ca
(506) 466-8190

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